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Pourquoi voulez-vous un revenu de base inconditionnel ?

Anne-Beatrice Duparc
offline
Inscription: 18.07.2009
Pourquoi voulez-vous un revenu de base inconditionnel ?

C'est l'occasion de partager ici votre vision de ce qu'un revenu de base inconditionnel changerait dans votre vie et dans la société.

En une phrase ou en dix, dites nous ce que le revenu de base représente pour vous et pourquoi vous souhaitez son introduction !

George Filippi
offline
Inscription: 12.08.2009
Re: Pourquoi voulez-vous un revenu de base inconditionnel ?

Il me semble qu'un revenu de base contribuerait à changer les valeurs qui mènent notre société.

Pour que l'économie soit au service de l'homme et non pas l'homme au service de l'économie.

Je pense qu'il est essentiel de se poser cette question individuellement et collectivement : que voulons-nous faire de notre vie?

Guest
Re: Pourquoi voulez-vous un revenu de base inconditionnel ?

Je veux un revenu de base inconditionnel parce que notre système de prestations sociales conditionnelles arrive en bout de course. Les conditions à remplir pour recevoir les prestations sont trop compliquées, et impliquent pour les bénéficiaires des souffrances bien inutiles.  Des exemple ?

Il arrive de plus en plus souvent qu'une personne durablement atteinte dans sa santé soit considérée par l'assurance-invalidité comme capable de travailler dans un emploi adapté, et renvoyée à l'assurance-chômage. Mais l'assurance-chômage considère qu'elle n'est pas en assez bonne santé pour retrouver un job, et la renvoie... à l'aide sociale.

Les employeurs, les caisses maladie, tout le monde encourage ou oblige une personne malade depuis un an à demander une rente de l'assurance-invalidité. Le questionnaire n'est pas simple à remplir...et  la réponse n'arrivera que dans deux ans au plus tôt.Une incertitude pendant si longtemps, et l'angoisse que cela implique, ce n'est pas très bon pour la santé.

Ou bien, un chômeur âgé qui arrive en fin de droit, qui a donc fait des dizaines ou peut-être des centaires de recherches d'emploi sans résultat, peut certes recevoir le "revenu minimum cantonal d'aide sociale" (une prestations genevoise pour les chômeurs), mais doit continuer ses recherches d'emploi. Ce n'est une partie de plaisir pour personne.

Pour les enfants, il existe déjà une prestation sociale inconditionnelle : les allocations familiales. Tous les enfants y ont droit (ou plutôt leurs parents). Mais l'organisation est si compliquée, avec de multiples caisses et des différences cantonales, qu'il arrive que le versement des prestations exige des mois de démarches...naturellement, cela arrive surtout dans les familles monoparentales déjà défavorisées...

Théoriquement, les habitants de la Suisse bénéficient déjà au travers des multiples lois sociales d'un revenu couvrant le minimum vital...mais à quel prix...(Sans compter que pour les finances publiques aussi, le prix est élevé pour une efficacité médiocre.) Il est tant de changer !

Elisabeth Di Zuzio

 

Alterphil
offline
Inscription: 12.12.2009
Bonjour, Et si on considère

Bonjour,

Et si on considère l'état actuel des choses comme le taux de suicide des jeunes, celui des personnes âgées qui augmente à l'arrivée de la retraite, ceux des employés mis sous pression par les entreprises, les coûts explosifs liés aux situations de stress et de burn-out chez les employés comme chez les cadres et le manque de personnel soignant en suisse. Ce système engendrerai un niveau de Bonheur National Brut incroyable. Les parents auraient plus de temps pour leurs enfants, ce qui renforcerait les liens, l'intelligence émotionnelle et les rapports entre générations. Pareil pour les personnes âgées. Les personnes marginalisées s'engageraient plus qu'on ne le pense et qu'ils ne le font actuellement mais par choix, envie et convictions plutôt que par obligations frustrantes. Ce qui ferrait certainement baisser aussi le taux de criminalité de personnes blasées, frustrée par le monde du travail et marginalisées, qui engendre solitude, mise à l'écart des pairs et passages à l'acte. De plus, la diminution de ces frustrations ferrait également baisser le taux de toxicomanes, alcoolique et (moins profitable pour d'autres), la consommation de médicaments.
Bref, le nombre de bienfaits d'un tel système est inimaginable, il serait idiot de ne pas essayer.

Alterphil
mcbovier
offline
Inscription: 13.12.2009
Je suis en marge du système

Je suis en marge du système depuis plusieurs années. De petits jobs que je réalise en indépendant me permettent de survivre. Après déductions des diverses taxes, impôts et autres assurances, il me reste un peu moins d'un franc CH/jour pour me nourrir. Je peux m'estimer heureux, car je n'ai pas de famille à charge. Plusieurs dames de mes connaissances élèvent leurs enfants avec moins de 1000.- par mois dans des conditions dramatiques et dans l'indifférence générale.
Je doute fortement qu'une telle initiative aboutisse, les Suisses sont bien trop égoïstes et formatés à la loi du capitalisme sauvage et de l'intérêt personnel. Dommage, ça serait un chemin intelligent pour lutter contre le retour de la misère.
 

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