
Le revenu de base accorde à chaque personne légalement établie dans le pays le droit à une existence économique digne. Nul ne pourra plus être dans la précarité ni marginalisé parce qu’il n’a pas un revenu suffisant.
Comme tout le monde le reçoit, personne ne peut être stigmatisé, ni culpabilisé. C'est une différence fondamentale avec les systèmes de protection sociale actuels.
Il n’est plus nécessaire de demander une prestation sociale lorsque que nous ne pouvons trouver un travail ou que notre activité n’est pas rémunérée. Le revenu de base est inconditionnel et se substitue à l'assurance chômage, l’aide social, l’AI, l’AVS, etc., jusqu’à concurrence de son montant. Les besoins en sus resteront couverts de la même manière que maintenant.
Le chômage est devenu une conséquence systémique de la rationalisation et de la recherche de profit des entreprises. Il frappe déjà particulièrement les jeunes, les moins jeunes ou les profils moins compatibles avec le marché de l’emploi. Dans ce contexte, les mesures de réinsertion ne peuvent représenter de véritables solutions. Le revenu de base lui permet un partage intelligent du travail, en donnant la liberté aux uns de travailler moins, et aux autres qui le souhaitent de simplement travailler, ou de travailler plus.
Les progrès industriels nous ont promis de largement libérer l’homme de la contrainte du travail. Le revenu de base, en accordant à chacun la sécurité économique, réalise cette promesse en donnant à chacun le choix entre une activité plus lucrative ou plus créative (artisanat, art, recherche, relations humaines, etc.).
Tout au long de l'histoire, et cela d’un bout à l’autre du spectre politique, de nombreuses personnalités se sont prononcées en sa faveur ou pour un type d'allocation similaire. Citons par exemple le prix Nobel de l'économie Milton Friedmann (impôt négatif) ou le philosophe André Gorz (allocation universelle). Aujourd’hui, certains modèles de revenu de base existent déjà (Iran, Alaska), sont en phase d'introduction (Brésil) ou en discussion à l'échelon gouvernemental (Inde, Allemagne).
Un revenu de base peut être financé par le transfert du montant économisé sur les prestations sociales et du montant économisé par les entreprises avec la réduction de leurs charges salariales, assorti d’un impôt complémentaire qui devrait épargner les revenus modestes.
Le revenu de base inconditionnel (RBI) est un versement mensuel par une caisse publique, à chaque individu, d'une somme d'argent suffisante pour couvrir les besoins de base et permettre la participation à la vie sociale, comme une rente à vie. C’est la concrétisation d’un droit humain fondamental.
L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités. Elle est connue sous des appellations diverses : allocation universelle, revenu d’existence, revenu citoyen, revenu universel, revenu social garanti, dividende universel, revenu de vie, etc.
Le revenu de base n’est pas une prestation sociale et ne doit pas être confondu avec le salaire minimum, l’assurance chômage, l’aide sociale ou toute autre prestation attribuée de manière conditionnelle. Le revenu de base, lui, est automatique, inconditionnel et inaliénable. Il concerne tout le monde, riches ou pauvres. Il est attribué à chaque individu, de la naissance à la mort. Son montant est suffisant pour garantir à chacun une existence décente – quoi qu’il arrive. Il est cumulable avec les autres revenus (salariés ou non).
Le revenu de base est donc :
Le revenu de base rend la justice sociale compatible avec l’efficacité économique. C’est le principe de solidarité le plus libéral que l’on puisse imaginer : il permet d’assurer l’existence individuelle et la cohésion sociale, sans les rigidités de l’interventionnisme et les lourdeurs de la bureaucratie. Plusieurs variantes sont discutées concernant sa mise en pratique. Le revenu de base ne se situe pas d’un côté de l’échiquier politique : il trouve des soutiens et rencontre des réserves d’un côté comme de l’autre des frontières politiques traditionnelles.
Ni l’emploi salarié, ni les revenus du capital, ni les prestations sociales actuelles ne peuvent prétendre désormais garantir le droit à l’existence de chacun tel que défini à l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
De par son inconditionnalité, le revenu de base brise la chaîne qui fait dépendre la couverture des besoins vitaux de l’accomplissement d’un travail rémunéré. Ce découplage partiel entre emploi et revenu est nécessaire en raison de la disparition des emplois stables traditionnels. Le chômage et la précarité sont en majeure partie la conséquence d’une dynamique de rationalisation et d’automatisation qui rend l’objectif du retour au plein emploi caduc — du moins sous les conditions que nous avons connues durant 50 ans après la seconde guerre mondiale. La flexibilité de l’organisation des entreprises modernes entraîne actuellement une instabilité croissante de l’emploi rémunéré. En Suisse, en raison de la très forte compétitivité du pays, le taux de chômage reste relativement bas et l’importance des emplois précaires pour l’instant limitée. Néanmoins, il serait illusoire de considérer la Suisse comme une île coupée du reste du monde.
Dans la grande majorité des cas, la jouissance du revenu de base n’incitera pas les gens à quitter leur emploi, notamment parce que son montant ne suffira pas à couvrir tous leurs désirs de consommation.
Rappelons que le montant du RBI envisagé est de Fr. 2'500.- par mois seulement. Le salaire minimum réclamé par les syndicats est de Fr. 4'000.- Le salaire médian est de Fr. 6'000.-
D'autre part, de nombreux travaux utiles et nécessaires contribuent à la production de richesses, mais ne sont pas rémunérés - famille, bénévolat, associations etc.
Loin d’être un encouragement à la paresse, le revenu de base permettra à chacun, dans la mesure de ses capacités et de son désir, de s’engager de manière sereine, libre et responsable, dans des travaux essentiels pour l’intérêt général que les emplois traditionnels n’ont pas vocation à assumer. Le travail est toujours d’actualité et sa tâche est immense. Il est plus que jamais nécessaire que chacun puisse travailler, d’abord à prendre soin de lui-même, de ses parents, de ses enfants et de ses proches, travailler ensuite pour contribuer aux biens communs accessibles à tous (connaissances, arts, culture, logiciels, etc.), travailler enfin à inventer et à mettre en œuvre à toutes les échelles les moyens qui permettront de léguer une planète vivable aux générations futures.
Le revenu de base change aussi la donne pour les personnes aujourd’hui bénéficiaires de prestations sociales soumises à condition de ressources, ou de rentes d'invalidité. Le revenu de base est en effet cumulable avec la rémunération du travail qui garde ainsi toute son attractivité financière. Le retour à une activité lucrative n’est plus pénalisé par le risque de perdre une prestation sociale quelconque.
Le revenu de base change le caractère du marché du travail. Pour la première fois dans l’histoire économique et sociale, le salaire direct versé par l’employeur n’a plus besoin de couvrir les besoins élémentaires de l’existence, puisque ce besoin est désormais couvert par le revenu de base. Pour la même raison, en dotant le demandeur d’emploi d’une assise matérielle suffisante, le revenu de base lui rend sa liberté contractuelle et donne enfin au marché du travail le caractère d’un vrai marché. C’est avant tout dans la zone des bas salaires, lors de la négociation, que le revenu de base renforce la position de demandeurs d’emploi ayant désormais la possibilité de refuser une offre qu’ils jugent insuffisante (ce qui entraînera une revalorisation de ces emplois). Pour l’entreprise, l’instauration du revenu de base inconditionnel n’apporte pas de bouleversements : Selon les modèles de financement retenus, soit la masse salariale restera en gros la même (dans ce cas, la contribution à la caisse du RBI sera prélevé directement et uniquement sur les salaires), soit, si c’est l’entreprise comme telle qui est taxée, la diminution relative de la masse salariale au sens strict (salaires nets) sera compensée par la contribution de l’entreprise au financement du revenu de base. Mais quel que soit le cas de figure, le montant du revenu total du salarié ne changera pas (sauf dans le cas indiqué plus haut). Enfin, dans une certaine mesure, la nouvelle liberté contractuelle du salarié vient légitimer celle de son employeur et lui permet de mieux adapter ses besoins en personnel à la marche de son affaire.
On aurait tort de limiter la valeur du travail à sa valeur marchande, comme cela se passe aujourd’hui de manière croissante. Après la disparition des travaux répétitifs et ennuyeux dans un environnement rigide, ce sont aujourd’hui la pression permanente, le stress et les menaces continuelles de restructuration qui tendent le plus souvent à détruire le sens humain et créatif du travail. Au contraire, le revenu de base rétablit la valeur éthique du travail, autant vis-à-vis de la société que de soi-même.
Par ailleurs, la paresse n’est pas inscrite dans le génome humain ; ce n’est qu’une réaction contre les travaux forcés. En accordant la liberté aux travailleurs de refuser le travail, on commence à les responsabiliser. On fait tomber le prétexte de la nécessité. Sans la liberté, il n’y a pas de véritable éthique du travail.
Le revenu de base n'est pas une assistance, il correspond à un droit humain. C’est pour cela qu’il est donné à tout le monde, indépendamment des besoins particuliers de chaque individu.
Contrairement à l'aide sociale actuelle, le revenu de base n'est pas stigmatisant puisqu'il est pour tous. Il reconnait la valeur de la participation sociale de chacun et permet de s'affranchir de l'idée du travail rémunéré comme norme, norme qui a pour conséquence que ceux qui sont privés d'un emploi ont moins de valeur que les autres. Le revenu de base supprime donc cette pression qui pèse à la fois sur les chômeurs, les "assistés" et sur tous ceux qui pourraient un jour le devenir.
Mis à part ses « effets dynamiques » qui sont difficiles à estimer, du point de vue économique, le Revenu de Base Inconditionnel est un jeu à somme nulle : la valeur ajoutée du pays ne change pas d’un seul franc, mais sa répartition se modifie considérablement. Désormais une partie de la richesse créée va à l’ensemble de la population résidente sous forme de RBI, avant toute répartition entre salaires et rémunération du capital investi.
Pour le salarié, en général le revenu total ne change pas de manière significative ; il se compose maintenant d’un salaire direct et du RBI. Pour l’entreprise, les coûts ne changent pas davantage : si d’une part, elles paient moins en charges salariales directes, de l’autre, elles versent un montant à peu près équivalent à la caisse du RBI. La question qui reste alors à débattre concerne le canal par lequel on réalise l’opération.
Si nous prenons par exemple comme base de calcul un RBI de 2'500.- par mois pour un adulte et de 625.- (un quart) par mois pour un mineur, la masse financière totale se monte à environ 200 milliards par an, soit un tiers du Produit Intérieur Brut (richesse crée en un an dans le pays : en 2011 environ 600 milliards de francs). Mais comme nous allons le voir ci-après, seule une petite partie de cette somme est à trouver, car la plus grande partie est simplement réaffectée au financement du RBI sans que cela ne change les dépenses de l’Etat.
Trois sources de financements sont à distinguer, les deux premières ne représentant qu’un transfert de charges, la dernière, restant à trouver :
La première source de financement est le transfert de la part des coûts des assurances et prestations sociales, allocations et autres subventions actuelles que le RBI rendra inutiles. Selon les approches, le montant de ce transfert se situe aux alentours de 60 milliards. La deuxième source de financement, que l’on évalue à quelques 110 milliards, est le transfert de la part des revenus du travail que le RBI remplace. Ce montant sera financé par les entreprises et correspondra grosso modo à la part de salaire qu’elles n’auront plus à verser aux travailleurs qui la toucheront désormais sous la forme du RBI. Enfin, la troisième source de financement correspond à la différence entre le coût total du RBI et le financement déjà disponible (le total des transferts cités plus haut), soit : 200 milliards – 60 milliards – 110 milliards = 30 milliards. Cette somme correspond approximativement à l’effort réel du RBI, c’est-à-dire l’augmentation réelle de revenu pour une partie de la population.
L’équation de base étant ainsi posée de façon quelque peu simplifiée, il faut bien se rendre compte que les différents canaux de financement sont interdépendants. Quel que soit le mécanisme concret retenu, le financement reposera sur un nouveau principe de répartition de la valeur crée par l’activité économique. Cette valeur ne sera plus répartie en deux, mais en trois parts : celle des salaires, celle des profits et celle du RBI.
Le financement nécessitera une adaptation de la fiscalité pour laquelle plusieurs voies sont aujourd’hui déjà en discussion. Dans notre livre Le financement d'un RBI inconditionnel, trois solutions sont proposées : La compensation salariale (prélèvement direct sur salaire), la TVA seule (qui risque d’être partiellement reportée sur les prix), et enfin la TVA accompagnée d’une refonte de l’impôt fédéral direct (IFD) pour corriger la dégressivité de l’impôt indirect à l’égard des revenus. Une quatrième piste serait de prélever la part revenant au RBI directement sur la « valeur ajoutée nette » (VAN) des entreprises, c’est-à-dire après amortissements des investissements, règlement de la TVA et des éventuelles taxes à l’importation. Dans ce cas, il n’y a pas de conséquences sur les prix. Le plus probable sera une solution mixte entre ces différentes possibilités.
En résumé, quel que soit le cas de figure, ce n'est pas le volume total du RBI qui est à financer, car pour l'essentiel il s'agit du même argent dépensé autrement. Pour une majorité des salariés, le revenu total ne change pas de manière significative ; il se compose désormais d’un salaire direct et du RBI. Seules les personnes dont le revenu total augmente en raison du RBI (qui exercent des activités peu ou non lucratives, ainsi que les familles) occasionneront des coûts supplémentaires. On peut situer ces derniers aux environs de 30 milliards par année. Pour les entreprises enfin, les coûts d’exploitation devraient être sensiblement les mêmes.
Selon la solution retenue, le financement du revenu de base peut soit passer par un prélèvement obligatoire sur la création de valeur économique soit s’appuyer sur la fiscalité directe ou indirecte. Mais quoi qu’il en soit, il faut distinguer le financement du revenu de base de celui de l’action de l’Etat en général. Même si l’on a recours à l’impôt, dans le cas du revenu de base, la ponction fiscale ne bénéficie en aucune manière à l’administration publique ou à une quelconque politique interventionniste. C’est de l’argent qui va de l’économie privée à l’économie privée via la satisfaction des besoins vitaux de la population ; l’Etat n’y joue qu’un rôle fiduciaire, tandis que la liberté individuelle, telle qu’elle s’exerce aussi dans le cadre de l’économie de marché, reste intacte. Au contraire, en étendant la liberté contractuelle aux travailleurs sur un marché du travail enfin digne de son nom, le revenu de base va clairement dans le sens de la liberté individuelle.
D’autre part, le revenu de base permettra certainement de réduire le poids et le coût de la bureaucratie sociale tout en restituant au travail social toute sa dimension de soutien et d’accompagnement. Enfin, considéré d’un point de vue politique, en réduisant l’influence de l’Etat sur la vie privée du citoyen, surtout quand il est de condition modeste, le revenu de base contribuera à développer la démocratie et la liberté individuelle.
Cette initiative fédérale a été lancée par un groupe de simples citoyens et non par un parti ou groupement politique. Avec cette initiative, ces personnes proposent au peuple suisse d’engager le débat sur la valeur actuelle du travail, son rapport avec l’argent, la croissance, la société de consommation, l’écart entre richesse et pauvreté, la précarité et enfin, pourquoi pas, le principe du droit à une vie digne et épanouie indépendamment de toute valeur marchande.
Signer une initiative ne nous engage pas pour le vote consécutif, c’est simplement un acte d’ouverture pour qu'un débat ait lieu. Signer est d’autant plus important qu’il s’agit d’une de ces rares initiatives vraiment populaires, sans les moyens d’une grande organisation, et que le débat proposé porte sur cette question fondamentale : quelle société voulons-nous, aujourd’hui, au XXIe siècle ?
Le 11 avril 2012, le texte de l’initiative fédérale «Pour un revenu de base inconditionnel» a été publié dans la feuille officielle :
La Constitution est modifiée comme suit :
Art. 110a (nouveau) Revenu de base inconditionnel
La Confédération veille à l’instauration d’un revenu de base inconditionnel.
Le revenu de base doit permettre à l’ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique.
La loi règle notamment le financement et le montant du revenu de base.
Le Comité d’initiative est composé de simples personnes de la société civile :
Ce Comité est indépendant de tout parti politique, confession religieuse, lobby ou autre groupe d’influence.
L’initiative est librement soutenue par des personnes et organisations qui souhaitent donner la possibilité au peuple suisse de se prononcer pour la première fois sur la proposition d’un revenu de base inconditionnel.
Se sont déclarés jusqu'à présent en faveur de l'initative: le syndicat SYNA, les Jeunes Verts suisses, la Section cantonale vaudoise du Parti des Verts ainsi que de nombreuses personnalités, dont certaines l'expriment publiquement sur notre site web.
BIEN-Suisse, dont le but est l’introduction d’un revenu de base en Suisse, soutient bien sûr activement cette initiative et un membre de notre Comité, Gabriel Barta, fait partie à titre individuel du Comité d’initiative.
Toni Albrecht, Endo Anaconda - Musicien, Donato Anchora - agent de sécurité, Luca V. Bagiella, Florance Baldeck - Vendeuse, Fabian Bärenbold, Christian Barras, Gabriel Barta - Ingénieur, Patchouli Basel - Boutique, Uschi Bauer - Musicienne de volkmusic, Selma Bausinger - Hôtesse, BigZis - Musicienne, Daniel Blunschi - Ebéniste, Lysianne Brahmi, Stefan Brotbeck - Philosophe, Mike Bucher - Modérateur, Anna Bühlmann - Polygraphe, Enrico Chiesa - Freelancer, Peter Dellbrügger - Economiste et Musicien, Anne-Béatrice Duparc, Patrick Ernst - Chef d'équipe, Francis Fasel, Caroline Faust - Enseignante et mère, Agnès Fernex - Artiste, Arnaud Fernex - Homme au foyer, Etienne Fernex - Agriculteur, Marco Fritschi - informaticien, Nikolina Gansener, Martina Geiser, Claire Girardet - Forum-Grundeinkommen Bern, Bela Gisin - Militant, Armin Häfliger - Etudiant en agronomie, Sonja Haldi, Niko Hammann - Tailleur de pierre naturelle, Emilie Hammer, Daniel Häni - Entrepreneur, Thaddäus Heil - Imprésario, Adrian Hoeneke, Benjamin Hohlmann - Entrepreneur, Eric Hurner - Networker, Deborah Jakob - Musicienne, Albert Jörimann, Aegidius Jung - Forum-Grundeinkommen Bern, Darion Kaufmann - Expert immobilier, Ralph Kundig - Webdeveloper et artiste multimedia, Pascal M. Landolt - Directeur & CEO, Philippe Latty, Matthias Lerchmüller, Marlyse Loetscher, Doranne Luginbühl - Pédagogue psychanlyste, Laurens Mackay - Ingenieur ETH, Angela Maeder - Etudiante travailleuse sociale, Christoph Marthaler - Régisseur, Christian Müller - Auteur et militant, Kurt Müller - Théologue et Artiste, Myrtha Nerina Wolf - Sculpteuse, Susanne Oertel - infirmière, Luzia Osterwalder - Thérapeute, Domenica Ott - Homéopathe, Veit Pakulla - Bloggeur, Pascaline Palumbo, Stefan Pangritz - Photographe, NatiNath Pechrikian - artiste libre, Robi Peter - Spenglerpolier FA, Johannes Pietsch, Ursula Piffaretti - Entrepreneuse, Ina Praetorius - Théologicienne, Ursula Python - Forum-Grundeinkommen Bern, Gilles Ramseier, Pola Elena Rapatt, Elia Rediger - Musicien, Madeleine Ronner - Etudiante, Stephan Ronner - Professeur de pédagogie musicale, Sandra Ryf - Forum-Grundeinkommen Bern, Hans Saner - Philosophe, Victor Saudan - Enseignant PH, Tobias M. Schmid, Enno Schmidt - Artiste, Urs Schnyder - Forum-Grundeinkommen Bern, Kristina Eva Schwabe - Commerçante, Eugen Schwaller, Ruth Schweikert - Ecrivain, Artgil Sculp - sculpteur-plasticien, Oswald Sigg - Journaliste, Nils Solanki - Webdesigner, Stefano Spalti - Opérateur, Ria Sterm - Thérapeute, Stiftung Kulturimpuls, Werner Stocker, Daniel Straub - Publizist, Stav Szir - Ecolier, Amadeus Thiemann - Expert développement durable, Klemens Trenkle - music X-dream, Unternehmen Mitte - Café Impulsion culturelle, Josef Vogel - Forum-Grundeinkommen Bern, Che Wagner - Etudiant, Jonas Walther, Lenns Weber - Ecolier, Bé Wegmann - Zeitgeist, Robin Wehrle - Militant, Götz Werner - Entrepreneur, Saba Mari-Lola Wili - Musicien, Raffael Wüthrich - Gérant de magasin
Moi aussi, je m'inscris !
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Linard BardillAuteur-compositeur |
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Nik BärtschPianiste et compositeur |
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Michel BühlerChanteur et écrivain « A chaque fois qu’une nouvelle machine apparaît, elle fait le travail de quelques hommes, et les remplace. J’ai toujours pensé que les profits engendrés par les machines devaient être partagés (une fois déduit le coût de la machine, bien sûr) entre les hommes qu’elle a remplacés, et non pas être accaparés par quelques actionnaires. » |
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Florian CandelieriArchéologue de formation, CEO et Co-Fondateur de la plateforme de location entre particuliers www.e-syrent.ch « Le revenu de base nous permettra d'initier les changements dont notre société a besoin. » |
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Sandro CattacinDocteur en Sciences sociales et politiques, Professeur à la Faculté de sociologie d'UNIGE, ancien Directeur du Forum suisse pour l'étude des migrations et de la population « Un revenu de base pour un plus de dignité dans notre société. » |
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Mireille CifaliHistorienne, psychanalyste, Professeur honoraire Université de Genève / FAPSE |
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Pierre DominicéProfesseur honoraire Université de Genève / FAPSE « Je soutiens l'initiative car elle propose une alternative à une situation critique du rapport au travail, surtout des jeunes, mais aussi des aînés. Le travail occupe trop de place dans l'horaire de beaucoup, de parents notamment. Il entraîne une souffrance exagérée. Pour ceux qui n'en trouveront quasiment jamais, les démarches d'assistance sont souvent infantilisantes ou humiliantes. Dernier point, il y a parmi les jeunes de plus en plus d'artistes empêchés de se consacrer à leur art car ils ont l'obligation d'un gagne-pain qui leur prend un temps considérable. L'initiative ouvrira un débat nécessaire car les solutions exacts de salaire de base sont encore à affiner. » |
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Bridget DommenSocioéconomiste « le revenu de base résoudra les problèmes actuels que connaissent nos assurances sociales. » |
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Edouard DommenÉconomiste « Libérer le travail pour une économie plus diverse et créative. » |
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Julien DubouchetSecrétaire associatif, ancien syndicaliste (SIT), politologue et juriste. « Le RBI est la meilleure manière de mettre en oeuvre le droit constitutionnel de chacun d'obtenir les ressources nécessaires à une vie décente. Non bureaucratique, le RBI est susceptible de libérer enfin les individus de l'angoisse matérielle au quotidien, et augmenter par là le potentiel social. » |
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Arnaud DurandPrésident des Jeunes démocrates-chrétiens vaudois |
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Esther EppsteinArtiste et galeriste |
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Adrien FaurePrésident de la Jeunesse socialiste genevoise « Je soutiens l'initiative pour un revenu de base pour que les jeunes soient autonomes. » |
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Judith Giovanelli-BlocherAuteure et professionnelle du service social |
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Isabelle GuisanChroniqueuse et écrivain |
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Ingrid GraveSœur religieuse |
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Martin GrobEntrepreneur social |
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Pierre HeroldPasteur retraité, ancien Président de BIEN-Suisse « Je suis convaincu que le revenu de base constitue un des moyens majeurs – parmi d’autres – de lutte contre la pauvreté, et de promotion d'une meilleure répartition des biens et de la richesse que la société génère. » |
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Jürg JeggePédagogue et auteur |
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Christine LeyEcrivain, journaliste, Organisatrice des Cafés-Déclic |
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Raphaël MahaimDéputé au Grand Conseil VD « Parce que nous voulons un monde guidé par d'autres objectifs que l'argent et parce que nous croyons que chaque activité humaine a de la valeur, il faut urgemment faire le pas vers un nouveau modèle économique. » |
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Christian MarazziEconomiste, Professeur PhD à la SUPSI/DSAS (Haute Ecole spécialisée de la Suisse Italienne/sciences économiques et sociales) « La revendication d'un revenu de base est une lutte pour une autre citoyenneté qui respecte le droit à l'inclusion, ceci dans une économie qui précarise et exclut. » |
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Serge MargelPhilosophe écrivain, chercheur au FNSRS (Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique). « Le revenu de base est une transformation sociale sans précédent, qui donne à tous un droit inconditionnel sur sa propre vie et demande à chacun une responsabilité illimitée envers la société. » |
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Katrin MuffDocteur et MBA (Master of Business Administration), Doyenne de BSL (Business School Lausanne), ex-Directrice d'une division de Procter & Gamble |
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Adolf MuschgÉcrivain |
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Kurt RegotzPrésident du syndicat Syna |
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Gilbert RistProfesseur honoraire de l'Institut de hautes études internationales et du développement (ex-IUED), Genève « L'institution d'un revenu de base inconditionnel constitue une mesure importante pour permettre à la société de sortir de l'idéologie productiviste et pour faire advenir une forme d'abondance frugale à laquelle l'épuisement des ressources naturelles nous contraindra nécessairement. » |
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Martino RossiÉconomiste, ancien directeur de la division de l’action sociale et de la famille, conseiller communal à Lugano « Revenu de base: utopie réalisable du XXI siècle. » |
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Alexis RousselPrésident du Parti Pirate Suisse « Le revenu de base donnera l’opportunité à l’autre de créer de la valeur. La contribution libre est une vraie valeur économique même si l’on est incapable de la mesurer. » |
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Giselle RuferEntrepreneuse |
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Gudrun SanderDr. en sc. économiques et Vice-directrice de l'Executive School of Management, Technology and Law, Université de Saint-Gall |
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Guy SansonnensPoète et chanteur |
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Peter SchmidPrésident de la HES de la Suisse du Nord-Ouest |
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Ruth SchweikertÉcrivain |
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Guy-Olivier SegondAncien Président du Conseil d'Etat de Genève « L'initiative populaire sur le revenu de base inconditionnel fait sourire dans de nombreux milieux : pour une grande majorité, c’est l’exemple même d’une utopie intellectuelle. Il ne faut cependant pas sous-estimer l’importance du débat public qui va s’ouvrir : c’est l’occasion de simplifier radicalement un Etat social devenu tellement complexe qu’il est, tout à la fois, pléthorique et insuffisant. » |
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Nenad StojanovicPolitologue, Universität Zürich & Université de Lausanne « Le revenu de base est un droit. C'est un instrument qui nous permet de nous approcher des idéaux de la liberté et de l'égalité. C'est un espoir. » |
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Béatrice TschanzExperte en communication |
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Peter UlrichProfesseur honoraire Université de Saint-Gall |
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Theo WehnerProfesseur EPF de Zurich, Directeur du centre pour les sciences de l’organisation et du travail |
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Pierluigi ZanchiConseiller communal à Lugano, Patron d'une entreprise artisanale de produits bio « J'adhère à l'Initiative pour un revenu de base inconditionnel, parce que la situation économique, sociale et environnementale a changé en profondeur. Il n'est plus possible de continuer avec les solutions d'il y a 40 ans. Nous devons établir d'autres paramètres pour la production et la jouissance des biens (pas seulement de consommation), ainsi que pour les assurances sociales et pour le système du travail et du temps libre. En outre, en tant qu'employeur, je trouve que le système actuel de la gestion des salaires, avec toutes retenues et prestations qui y sont liées est à la fois compliqué et coûteux. Quant au problème du travail au noir, il se réduirait de façon drastique avec un système basé sur le revenu de base inconditionnel, ce qui bénéficierait à l'Etat comme aux citoyens. Cela apporterait aussi une solution à l'écart dans les rémunérations entre celui ou celle qui a un travail salarié et celui ou celle qui s'engage dans la gestion de la vie familiale et dans des activités bénévoles mais ne gagne rien. Ces milliers de personnes qui s'occupent de la famille et des associations apportent une contribution des plus importantes pour le bien-être de la société. Tout ceci ne peut pas être quantifié dans notre PIB actuel, mais sans ces personnes, notre société civile ne pourrait pas exister. » |
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Josef ZisyadisThéologien et ancien député au Parlement suisse (1991-2011) « Le revenu de base sera la nouvelle conquête à inscrire aux droits universels de l’homme ! » |
Signer l'initiative, diffuser l’information, récolter des signatures, aider financièrement ou autrement, agenda des principales actions
Toutes les personnes ayant le droit de vote en Suisse peuvent signer l'initiative fédérale, soit quasiment toutes les personnes majeures de nationalité suisse.
Sur les formulaires de signatures standards de l’initiative fédérale ainsi que sur les cartes-réponse (au port prépayé depuis la Suisse). Ceux-ci peuvent être imprimés, téléchargés ou nous être commandés. Il n’est pas possible de signer l’initiative fédérale électroniquement.
Chaque feuille de signatures doit regrouper impérativement des personnes domiciliés dans la même commune politique. (Attention: c’est la commune qui est déterminante, non le numéro postal qui peut être le même pour des communes différentes).
Les suisses domiciliés à l'étranger peuvent aussi signer en indiquant leur adresse complète du domicile à l’étranger à condition de s’être déclarés auprès de la représentation suisse de leur pays. Ils inscrivent en en-tête leur commune de vote en Suisse (en principe, celle qu'ils ont habitée en dernier ou celle d'origine, s'ils n'ont jamais habités en Suisse), excepté pour les originaires du Canton de Genève. Pour ces derniers, ils inscrivent simplement «Genève» dans la case «Commune politique».
Les feuilles de signatures, même partiellement remplies, sont à envoyer le plus rapidement possible par courrier postal à l'adresse du comité d'initiative, qui se charge de faire valider les signatures auprès des communes :
Initiative populaire fédérale "Pour un revenu de base inconditionnel"
Case postale
8099 Zürich
Toute action qui contribue d’une manière ou d’une d’autre à communiquer l’initiative est utile. Ce n’est donc qu’une question d’imagination et de créativité. Le bouche-à-oreille en particulier peut se propager comme une trainée de poudre. Parlez-en donc autour de vous, à vos amis, lors de soirées et débats. Publiez dans les forums et réseaux sociaux en ajoutant le lien http://revenudebase.ch. Vous pouvez aussi envoyer notre email d'info à tous vos contacts.
Toute personne peut récolter des signatures, seule ou dans un groupe de récolteurs : simplement présenter le texte de l'initiative, répondre aux éventuelles questions et donner notre documentation aux personnes qui souhaitent réfléchir. Il n’est pas nécessaire de chercher à convaincre.
Un plateau à pince, des feuilles de signatures et optionnellement un classeur léger pour classer les communes moins courantes.
De la documentation à distribuer aux personnes qui souhaitent approfondir le sujet.
Notre formulaire de signatures carte-réponse (port postal gratuit).
Le matériel est disponible en téléchargement ou peut nous être commandé. Mieux encore: demandez-nous notre kit du petit militant qui réunit tous nos imprimés, accessoires, techniques et informations détaillées pour recueillir facilement les signatures.
Nous nous ferons un plaisir de vous aider et de vous soutenir tout au long de votre mission, que vous soyez un débutant ou un récolteur Level 4.
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Toute aide, que ce soit en temps ou en argent, est extrêmement précieuse. Récolter 100'000 signatures valables en moins de 18 mois, sans être affiliés à un quelconque parti ou autre organisation aux moyens conséquents, est un sacré défi. En cela, cette initiative est vraiment populaire : c'est seulement si chacun d'entre nous, qui aspire à un changement radical de société, s'engage concrètement à y œuvrer que l'utopie d'aujourd'hui deviendra la réalité de demain.
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