Je viens de regarder une vidéo du sociologue Loïc Wacquant extraite du film "Danger travail" de Pierre Carles :
Wacquant évoque la sacralisation du travail et le cloisonnement mental dont souffre l'homme, cloisonnement qui amène à croire qu'un autre système que celui qu'il connait ne peut exister.
Il souligne à quel point les médias, la presse, sont en général les soutiens de ce cloisonnement, nous abreuvant presque en permancence de la nécessité de plus de "croissance".
A voir!
Liens:
[1] http://bien-ch.ch/fr/node/113#comment-38
[2] http://bien-ch.ch/fr/user/eva-duchemin
[3] http://bien-ch.ch/fr/node/113#forum-topic-top
[4] http://bien-ch.ch/fr/node/113#comment-43
Pourquoi les habitants de la Suisse ne seraient-ils pas prêts psychologiquement pour un revenu de base ?
Déjà maintenant, un grand nombre d'entre eux reçoivent des prestations sociales qui ressemblent à un revenu inconditionnel de base, du point de vue psychologique si ce n'est du point de vue juridique et économique. Et c'est parfaitement bien accepté par les bénéficiaires comme par la population!
Par exemple les allocations familiales : elles sont dues simplement parce que l'enfant existe, elles sont versées aux riches comme aux pauvres. Personne ne s'en offusque !
Quant aux retraités, ils reçoivent une rente AVS même s'ils ont très peu cotisé. C'est un revenu presque inconditionnel, pas tout à fait, parce que le montant dépend dans une certaine mesure de la carrière professionnelle.
Nombreuses sont les personnes âgées qui reçoivent les Prestations complémentaires – une rente qui complète celle de l'AVS à concurrence du minimum vital. Ce revenu n'est pas inconditionnel, puisqu'il y a des conditions de revenu et de fortune, et que le formulaire à remplir est assez redoutable. Cependant, du point de vue psychologique, une fois que les démarches ont été faites pour l'obtenir, les Prestations complémentaires sont perçues comme un revenu inconditionnel auquel on a droit en tant que personne humaine.