Soutien pour l’introduction d’un revenu de base inconditionnel
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Ici, nous vous tenons au courant de tous les évènements concernant le thème du revenu de base. Il peut s’agir de rebondissements de la politique économique et sociale en Suisse ou ailleurs, dans la mesure où nous leur accordons de l’importance dans la perspective du revenu de base. Sur cette page, nous vous informons également sur toutes les activités des associations affiliées ou faisant partie du réseau international.
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Photos: Dirk Haarmann, BIG Coalition Namibia - Cliquez pour agrandir
Le revenu de base inconditionnel comme instrument dans la lutte contre la pauvreté
Le 30 mars 2010, Monsieur Herbert Jauch, représentant de la coalition BIG (revenu de base) en Namibie, a présenté, lors d'une manifestation organisée à Berne par BIEN-Suisse, le projet pilote de revenu de base Otjivero. Une quarantaine de personnes ont suivi avec intérêt les explications de l'orateur originaire de Stuttgart et citoyen de Namibie depuis les années 1990.
Sur un forum de discussion de Facebook, Michel Roos a écrit le 2 octobre 2009 le message suivant:
Les conservateurs et les libéraux ont gagné l'élection nationale allemande (CDU = 33,8% contre 35,2% en 2005 et FDP = 14,6% contre 9,8%). Les verts ont progressé = 10,7% contre 8,1%. La gauche non social-démocrate (Die Linke) avec 12% contre 8,7% a obtenu un score record. Par contre les sociaux-démocrates (SPD), eux, sont les perdants de ce suffrage avec 22,9% des voix contre 34,2% en 2005.
142 candidats se présentaient avec le revenu de base au programme.
Nous vous présentons ici une reportage édifiant sur l'expérience du revenu de base en Namibie, publié le 10 août 2009 dans l'hebdomadaire allemand "der Spiegel" et traduit en français par nos soins:
Pauvreté
Au village de l’avenir
Une idée fait le tour du monde : la faim et la pauvreté peuvent être combattues par un revenu de base, versé à chaque citoyen, sans conditions. Philanthropie ? Communisme ? Utopie ? Dans un village de Namibie, le revenu de base est testé depuis plus d’un an.
Tandis que le soleil namibien d’un rouge flamboyant se couche devant la fenêtre du salon et que les travailleurs se retirent dans leurs abris en toile ondulée, Siggi von Lüttwitz frappe sur sa table de bois avec la paume de sa main pour expliquer pourquoi l’expérience ne peut pas réussir. « Ils se saoulent tous », dit-il, puis tire une bouffée de sa cigarette sans filtre, « et si tu leur donnes encore 100 dollars, ils se saouleront encore plus. » Pour Lüttwitz, « ils », ce sont les habitants de Otjivero, un village situé à la limite de ses terres agricoles ; « ils », ce sont des hommes pauvres et de couleur noire. Lüttwitz est un fermier namibien d’origine allemande ; il est assis à sa table à manger recouverte de cire, sur le mur un calendrier avec ses plus beaux taureaux d’élevage; il dit : « voler, faire des enfants, voilà le tableau, ici. »
Les initiateurs de l’appel pour le revenu de vie et ses signataires forment un collectif de citoyens indépendants de tous les partis politiques ou groupes d’opinion.
Ce collectif n’a pas d’autre objet que de soutenir cet appel et d’amplifier les voix de tous-ceux, experts, militants isolés ou membres d’associations (cf. Wikipedia), qui oeuvrent de longue date, en France ou dans le monde , pour l’instauration d’une forme ou une autre de revenu de vie (cf.Veille internationale).
La crise économique frappe d’une façon plus grave que tout ce qu’on pouvait penser il y a seulement quelques mois. Actuellement toutes les personnes disposant d’un minimum d’information partagent l’opinion que nous sommes face à une situation de crise sans précédent depuis le crack de 1929. Or, il y a un peu plus d’une année, beaucoup de monde considérait que nous nous trouvions dans une situation économique mauvaise, mais de courte durée. Il s’agissait, selon cette façon de voir les choses, d’une crise semblable à celles qui ont eu lieu depuis la moitié du siècle passé. Tout montre que ce n’est pas le cas.
Cinq cent signatures étaient requises par l’Assemblée Constituante genevoise pour l’examen de la proposition collective d'un revenu de base faite par BIEN. Ce sont 1876 qui ont été récoltées en moins d’un mois, grâce à l’enthousiasme des membres de BIEN et à la réaction souvent très favorable de la population à cette proposition. L’examen de la proposition par l’Assemblée devrait avoir lieu au cours de l’été.
La récolte de signatures s’est déroulée tout au long du mois de juin, avec un stand présent en différents endroits de la ville de Genève. Elle a été l’occasion de découvrir la réaction de la population à l’idée d’un revenu de base inconditionnel et de comprendre comment cette proposition peut s’articuler avec les préoccupations individuelles et sociales.

L’idée du revenu de base inconditionnel, très peu connue de la population, interpelle. La notion d’inconditionnalité amène en effet un bouleversement des représentations traditionnelles basées sur la rentabilité, le mérite et la valorisation de l’activité salariée.
Le revenu de base inconditionnel
Une réponse à la crise – un chemin vers l’avenir
« Nous, les signataires ci-dessous, appelons à participer à la semaine d’action de cette année en faveur du revenu de base. Signez vous aussi cet appel et soutenez la semaine d’action. Son objectif est de contribuer à mieux faire connaître le principe du revenu de base inconditionnel dans le grand public. Il s’agit de montrer comment, avec un revenu de base en guise de point d’appui, de nombreux problèmes et beaucoup de questions qui se posent à nous aujourd’hui se présenteraient sous un jour totalement différent. En particulier face à la crise financière et économique que nous traversons aujourd’hui, un revenu de base assurant le droit individuel à l’existence et permettant la participation de tous à la vie sociale, donne un signal fort qui ouvre la voie vers de nouvelles chances et possibilités. »
La pétition de l'Association BIEN-Suisse demandant un revenu de base pour tous a abouti. Elle vient d'être adressée à l'Assemblée constituante genevoise.